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Tome second.
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37 2 Le Livre du Trevisan,

Et à lexpérience, regarde le Plomb; ilest volatil par un feu continué ; car lesdeux Qualités, c'est à fçavoir le Froid 8cle Moite du Mercure, nont encore étéautres par le Chaud & le Sec : & le Chaud& le Sec ne dominent en nulle maniéré.Et sils dominoient, ils ne sen iroient pointen aucune maniéré de dessus le feu le plusfort du monde. Car le Mercure ne seniroit pour le feu ; ains fe réjouirait dedansson semblable. Mais tous les autres Métauxle fuient, excepté le Soleil; car encorsfont froids & moites, les uns plus que lesautres ; selon quils tiennent moins encorede Froideur & dHumidité. A donc ilsfuyent leurs Contraires, Sc ne les peuventsouffrir, & senvolent. Car chacune Chosefuit son contraire, & se réjouit de son sem-blable. Ainsi, il sensuit que le Soleil nestque pur Feu en Mercure. Car jamais, pourgros feu qui soit, ne senfuit-il, tdusles autres ne le peuvent souffrir, les unsplus, les autres moins ; selon quils sontplus éloignez, ou plusprochains de la com-pléxion du Feu.

Et ainsi peut-orr entendre de la comple-xion des Métaux & des Minières. Car Sou-fre nest autre chose que pur Feu , cest àfçavoir Chaud & Sec, cachez au Mercu-re, qui est par long-temps en la Minière,excité par le naturel M ouvement des Corps