De la Philos, naïades Métaux. 3%ignorans, maudits de Dieu & de toute îaPhilosophie. Mais après que je sçûs cetteSçience , jfai bien eu l’accointance dequinze Personnages, qui lafçavoient vrai-ment. Mais entre autres, il y avoit un Bar-berin, lequel , comme nous en parlionsensemble, Sc toutefois je la sçavois jà deuxans auparavant-, mais je ne Pavois pointfaite, & ainsi que d’adventure il m’échap-pa, en nous disputant, de dire que je nePavois point faiteil me vouloir depuisdévoyer & détourner. De forte que pourcette cause je le laissai : Car je la sçavoisaussi bien que lui. Mais nous en disputionscomme Frères, & la plus grande chosedequoi nous parlions, étoit de celer cetteScience précieuse. Et ainsi, comme je vousdis, après que jel’aisçuë, j’ai eu l’accoin-tance d’affez de ceux qui la sçavoient, pa-ravant encore que je l’eûsse faite , & par-iions clairement. Mais quant à la maniéréduFeu,les uns étoient divers aux autres»combien que la fin fût toute une chose.Ainsi , comme te le dit la Turbe : Que-leFuyant ne s’envole devant le Poursuivant',quoique le Feu se fasse de mainte maniéré»,comme il veut être fait.
Ainsi je conclus & m’entens. NotreOeuvre est faite dèune Racine & de deuxSubstances Mercurielles, prises toutes crues,tirées de la Minière , nettes & pures , co/r-