Traite’ Philos, du Trevisan:. 40$•cheur a paru à mes propres yeux ; que j’aitouché de mes mains cette subtile crista-linité, & que j’ai par mon odorat senti cettemerveilleuse douceur, de •laquelle je pleu-rai de joye, étant étonné d’une chose siadmirable. Et pour cela > béni soit ìe Dieuéternel, haut .& glorieux , qui a mis tantde merveilleux Dons dans les Sécréts dela Nature , Sc qui a bien voulu les montrerà quelques Hommes. Je sçais que quandtu connoîtras les Causes de cette Disposi-tion , tu te demanderas : Qu’elie est donccette Nature , qui étant donnée d’unsChose corrompante, tient néanmoins enelle une Chose toute Céleste? Personne nepeut raconter tant de merveilles. Toute-fois, un temps viendra peut-être, que je teraconterai plusieurs Choses spéciales decette Nature, desqueìles je n’ai pas encoreobtenu du Seigneur ia permission de t’inf-truire par écrit. Quoi qu’il en soit, quandeu auras sublimé ce Mercure , prends letout frais & tout récent avec son Sang, depeur qu’il ne s’envieillisse , & le présentsà ses Parens, à sçavoir au Soleil & à laDune, asm que de ces trois Choses, So-leil, Lune, & Mercure , notre Compôtsoit fait, & que commence le deuxièmeDégré de notre Pierre , lequel se nommeMinéral.
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