Traite’ Philos, du Trevisan. 421à elle est la Clef & le Fondement de tou rte l’Oeuvre.
De cet,te Eau mercurielle 5c permanentte , il est dit dans ia Tourbe, Qu’il faut queîe Corps soit occupe' par flamme d u feu.,afin qu’il soit dérompu, dépecé, & débilî rté; à sçavoir, avec cette Eau pleine defeu, dans laquelle le Corps est lavé jufqu’àce que tout soit fait Eau, laquelle n’est pasEau de Nuë ni de Fontaine , comme leçroyent les Ignorans & les Sophistes, maisç’est notre Eau permanente ; laquelle tou-tefois, fans leCorpsiavec lequel elle estjointe, ne peut être permanente, c’est-à-dire qu’elle ne peut demeurer au feu , &qu’elle s’enfuit auffi-tôt : & tout le secretste notre Pierre est dans cette Eau perma-nente : car c’est dans cette Eau qu’elle separfait, parce que l’Humidité, qui la vivi 7lie, est en elle, comme étant sa vie ôc sarésurrection.
A u sujet de cette Eau très-secreté, il estdit dans la Tourbe : l’Eau , par elle feule,fait tout : car elle diíïout tout ; elle congè-le tout ce qui est congelable; elle dépécç
déromp tout fans aide d’autrui; en elleest la choie qui teint & qui est teinte : Bref,notre Oeuvre n’est autre chose que Va-peur & Eau, qtst est dite mondifiante, ounettoyant, blanchissant, rubisiant, &dé-jeítant la noirceur des Corps z & les Philo-