D £ D. Z A C H A I R E. 467rer rien. Enfin, il me montra son Séc;er,qu’il estimoit fort grand, combien que devrai il ne fût rien de parfait.
Cependant j’advertis mon Abbé de toutce que j’avois pû faire, mêmes lui envoyaile double de la Pratique dudit Gentil-homme. 11 me récrivit qu’ii ne tint pointà faute d’argent que je ne demeurasse en-core un an à Paris, attendu que j’avoistrouvé un tel commencement, lequel ilestimoit fort grand , combien que contremon opinion, pource que j’avois toujoursrésolu en moi de n’user jamais de Matière,qui ne demeurât toûjours telle, commeapparoissoit au commencement ; ayant dè-ja bien connu qu’il ne fe falloit pas tantpeiner pour être méchant, & s’enrichir audommaged’autrui.ParquoijContinuanîtoû-jours mon entreprise,je demeurai un an,fré-quentant les uns, puis les autres, de quil’on avoir opinion qu’ils eussent quelquechose de bon, & deux ans que j’y avoíSdemeuré auparavant, furent trois.
Or j’avois dépendu la plus grande partde l’argent, quand je reçus des nouvellesde mon Abbé, qui memandoit qu’incon-tinent après avoir vu fa Lettre, je ì’aiiassetrouver. Ce que je fis, pource que je nele voulois dédire en rien, comme nousavions juré & promis ensemble. Quandfy fus arrivé, je trouvai des Lettres que