4~<s Opusculeen avoient besoin ; asin que mes Parents 8iautres sentissent quelque fruit du grandbien que Dieu m’avoit donné, sans quepersonne s’en print garde. Mais au con-traire, ils peníoient que moi, comme dé-sespéré , en ayant honte des folles dépen-ses que j’avois faites, vendisse mon Lienpour me retirer ailleurs; ainsi que me lerapporta ce mien Ami. Lequel me vinttrouver le premier jour du mois de Juil-let, & nous allâmes à Losanne, ayant dé-libéré voyager & passer le reste de mesjours en certaine & plus renommée Villed’Allemagne, avec fort petit train; asinque ne fusse connu , même par ceux quiverront & liront cettui mien Livre, pen-dant ma vie en notre Pais de France, le-quel j’en ai voulu gratifier; non pas pourêtre Auteur de tans de folles dépensesqu’on fait ordinairement à la poursuite dacette Science, qu’on estime communé-ment Sophistique, pouree qu’on ne voitrienenicelle du tout que Sophistications.D’autant que peu de Gens travaillent àla vraie ôc divine perfection : Mais plu-tôt pour les en divertir, & les remettrea u vrai chemin, au plus qu’il m’est pos-sible.
Parquet, pour conclusion de ma pre-mière Partie, je supplie très-humblementtous ceux qui liront mon présent Opus-