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ï. Premièrement, il est tout résolu en-tre tous les Philosophes qu’il n’y a rienplus certain que la vérité; laquelle, com-me dit Aristote, appert là ou il n’y a pointde contradiction. Or est—il ainíì que tousles Philosophes, qui ont écrit en cette Di-vine Philosophie, les uns après les autres;les uns écrivans en Hébreu,les autres enGrec, les autres en Arabe, les autres enLatin , & en autres diverses Langues , sesont tellement entendus, & accordez en-semble , encore qu’ils ayent écrit fansEquivoques & Figures ( pour les raisonsci-dessus amenées) qu'on jugeroit à bondroit qu’ils ont écrit leurs Livres en unmême Langage, & à un même temps»combien qu’ils ayent écrit les uns cent ans,îes autres deux cens ans, voire mil,aprèsles autres, comme dit Senior: Les Philo-sophes , dit-il, semblent avoir écrit diver-ses choses , fous divers noms if similitudes icombien que de vrai ils n entendent qu unemême chose. Rasis, au Livre des Lumières,afferme le même, disant: Que sous diver-ses Sentences , qui nous semblent contrairesau commencement , les Philosophes n’ontjamais entendu quutte même chose ; des-' cuels nous avons un autre témoignagegrandement évident : Car ceux-mêmes quiont écrit en autres Sciences des Livresgrandement fçavaus ôí approuvez, en oat