de D. Zachaire. 49 rcn peuvent justement douter, il nous fautaccorder avec tous les Philosophes, quenotre Science est comprise sous la partiede la Philosophie Naturelle, qu’ds ont ap-pellée assez proprement Opérative ; laconjoignant en cela avec la Médecine. Orest-il ainsi que la Médecine ne nous peutmontrer la vérité & certitude de fa doc-trine, que par expérience. Et quhl soitvrai, quand nous lisons en ses Livres,que toute Colère est évacuée par la Rhu-barbe , nous n’en pouvons croire rien plusamant de certain, que ce que ì’expériencenous montre; laquelle nous assure que la-dite Colère est guérie par l’applicationdudit Simple. Ainsi nous dirons à notrepropos, parlant par similitudes ( parce quenotre Divine Oeuvre ne peut recevoiraucune vraie comparaison ) que si l’expé-rience nous montre que la fumée duPlomb,ou la fumée des Atramens, congèles Ar-gent- vjf, cela nous peut assurer ( j’entensnous induire à croire ) qo’il est faisable,pouvoir préparer une Médecine grande-ment parfaite, & semblable au naturel Scqualité des Métaux, par laquelle nouspuiffions arrêter l’Argent vif, Sc parfaireles autres Métaux imparfaits par fa pro-jection; attendu mêmement que les Com-posez Minéraux imparfaits congèlent l’Ar-gent-vif, & le réduisent à leur naturel. Par
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Tome second.
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