B E D. Z A C H A r E E. 5 OÍfier très-bien notre Matière ; pource qu’ilnous est impossible la préparerautrementycomme dit Géber en fa Somme, & Raíxsau Livre des Lumières, quand il dit: Lecommencement de notre Oeuvre efl subli-mer. Parquai elle est dite à bon droitNaturelle.
Ce qui a fait écrire à ceux qui noosontprécédé que notre Divine Oeuvre n'estpoint artificielle. Car ce que nous faisonsc’est ministrerpar Art à Nature la Matiè-re dûs pour la Composition d’ice'le, la-quelle Nature n’a point fçû conjoindre'pour la perfection de notre Divine Oeu-vre , parce que fes actions font conti-nuelles.
Et pour raison de cette admirable Con-jonction d*Elémens, notre Science est ap-pel! ée Divine. Laquelle Conjonction lesPhilosophes ont appelle la seconde Opéra-tion, & d’autres rappellent Dissolution,disant, Que c efl le Secret des Secrets, 8íPythagoras, Cefl le grand Secret, dit - il,que Dieu a voulu cacher aux Hommes. EtRasis, au Livre des Lumières, dit : Situ ignores la vraie Dissolution de notreCorps , ne commence point à travailler ;car icelle ignorée , tout le refte nous efi inu-tile : Laquelle il nous est du tout impos-sible sçavoit par les Livres, moins par laCOrsaoiíïançç des Causes naturelles , qui