sur la Botanique. ìrzpour vous donner le caractère essentielde la nombreuse famille des Cruciseres ouFleurs en croix , laquelle compose uneclasse entiere dans presque tous les sys-tèmes des Botanistes ; & cette descrip- elion difficile à entendre ici sans figure,vous deviendra plus claire , j’ose l’espé-rer , quand vous la suivrez avec quelqueattention , ayant l’objet sous les yeux.
Le grand nombre d’elpeces qui compo-sent la famille des Cruciseres , a déter-miné les Botanistes â la diviser en deuxsections qui , quant à la fleur , font par-faitement semblables , mais diffèrent sen-siblement quant ati fruit.
La premiere section comprend les Cru-cifères à Silique , comme la Giroflée dontje viens de parler , la Julienne , le Cres-son de fontaine , les Choux, les Raves,les Navets, la Moutarde, &c.
La seconde section comprend les Cru-cifères à Silicule , c’est-à-dire, dont lasilique en diminutif est extrêmement cour-te , presque aussi large que longue , & au-trement divisée en-dedans; comme entreautres le Cresson alenois, dit Najìtort ouNatou , le Thlaspi appellé Taraspi par les