322 Jugement sur■rectement l’une & qui n’est gueres plusfavorable à l’autre ; car on sent bien quepar la Diete Européenne le gouverne-ment de chaque Etat n’est pas moins fixécjue par ses limites , qu’on ne peut garan-tir les Princes de la révolte des sujetsfans garantir en même tems les sujets dela tyrannie des Princes, Sc qu’autrementl’institution ne sauroit subsister; Or , jedemande s’il y a dans le monde un seulSouverain qui , borné ainsi pour jamaisdans ses projets les plus chéris, suppor-tât sans indignation la feule idée de sevoir forcé d’être juste , non-seulementavec les étrangers, mais même avec sespropres sujets;
II est facile encore de comprendre quëd’un côté la guerre Sc les conquêtes , Scde l’autre les progrès du despotisme s’en-ír’aident mutuellement ; qu’on prend àdiscrétion dans un peuple d’esclaves, del’argent & des hommes pour en subju-guer d’autres ; que réciproquement laguerre fournit un prétexte aux exactionspécuniaires, Sc un autre non moins spé-cieux d’avoir toujours de grandes arméespour tenir le peuple en respect. Enfin eha-