L.A POLYSYNODIE. 279de différence d’un système à l’autre. Ladifférence est selle qu’il faudrolt commen-cer par détruire tout ce qui existe pourdonner au Gouvernement la forme ima-ginée par l’Abbé de St. Pierre ; & nuln’ignore combien est dangereux dans ungrand Etat, le moment d’anarchie & decrise qui précédé nécessairement un éta-blissement nouveau. La seule introductiondu scrutin devoit faire un renversementépouvantable, & donner plutôt un mou-vement convulsif & continuel à chaquepartie qu’une nouvelle vigueur au corps.Qu’on juge du danger d’émouvoir unefois les masses énormes qui composent laMonarchie Françoise! qui pourra retenirl’ébranlement donné, ou prévoirions leseffets qu’il peut produire ? Quand tousles avantages du nouveau plan seroientincontestables, quel homme de sens oseroitentreprendre d’abolir les vieilles coutu-mes , de changer les vieilles maximes &cde donner une autre forme à l’Etat quecelle où l’a successivement amené une du-rée de treize cents ans ? Que le Gouverne-ment actuel soit encore celui d’autrefois,ou que durant tant cíe siécles il ait changé
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