LA POLYáYNODIE."
Ï1 est bien à craindre que de tels établis-semens dans un pays où les mœurs sont endérision, ne se fissent pas tranquillement,ne se maintinssent gueres fans troubles , ôcne donnassent pas les meilleurs sujets.
D’ailleurs, fans entrer dans cette vieillequestion de la vénalité des charges qu’onne peut agiter que chez des gens mieuxpourvus d’argent que de mérite, imagine-t-on quelque moyen praticable d’aboliren France cette vénalité ? ou penseroit-onqu’elle pût subsister dans une partie duGouvernement &. le scrutin dans l’autre ;l’une dans les Tribunaux , l’autre dans lesConseils, & que les seules places qui res-tent à la faveur seroient abandonnées auxélections ? II faudroit avoir des vues biencourtes & bien fausses pour vouloir allierdes choses si dissemblables , & fonder unmême système sur dés principes si dissé-rens. Mais laissons ces applications &Cconsidérons la chose en elle-même.
Quelles sont les circonstances dans les-quelles une Monarchie héréditaire peutfans révolutions être tempérée par desformes qui la rapprochent de l’Aristocra-tie ì Les Corps intermédiaires entre le