Zi6 tí O U V E R N E M a »Tqu’on fè permît dans ces íblemnitës au-cune invective contre les Russes, ni mêmequ’on en parlât. Ce seroit trop les hono-rer. Ce silence, le souvenir de leur bar-barie , & l’éloge de ceux qui leur ontrésisté diront d’eux tout ce qu’il en sautdire ; vous devez trop les mépriser pourles haïr,
Je voudrois que par des honneurs, pardes récompenses publiques, on donnât del’éclat à toutes les vertus patriotiques ,qu’on occupât fans cesse les citoyens dela patrie , qu’on en fît leur plus grandeaffaire , qu’on la tînt incessamment fousleurs yeux. De cette maniéré ils auroientmoins, je l’avoue , les moyens & le temsde s’enrichir, mais ils en auroient moinsaussi le désir & le besoin : leurs coeurs ap-prendroitnt à connoître un autre bonheurque celui de la fortune, & Voilà l’art d’en-noblir les âmes & d’en faire un instru,- .ment plus puissant que l’or.
L’exposé succinct des moeurs des Po-lonois qu’a bien voulu me communiquerM. Wielhorski , ne suffit pas pour metnettre au fait de leurs usages civils &domestiques, Mais une grande nation qui