t) E P O r, O G N E. 32,1;
Ne négligez point une certaine déco-ration publique ; qu’elle soit noble im-posante , Sc que la magnificence soit dansîes hommes plus que dans les choses. Onne íauroit croire à quel point le cœurdu peuple fuit ses yeux , Sc combien lamajesté du cérémonial lui en impose.Cela donne à l’autorité un air d’ordre Scde réglé qui inspire la confiance Sc quiécarte les idées de caprice & de fantaisieattachées à celles du pouvoir arbitraire.II faut seulement éviter dans l’apparei!des solemnités, le clinquant, le papillo-îage Sc les décorations de luxe qui fontd’usage dans les cours. Les fêtes d'unpeuple libre doivent toujours respirer ladécence Sc la gravité, Sc l’on n’y doit pré-senter à son admiration que des objetsdignes de son estime. Les Romains dansleurs triomphes étaloient un luxe énorme ;mais c’étoit le luxe des vaincus , plus ilbrilloit moins il séduisoit. Son éclat mêmeétoit une grande leçon pour les Romains.Les rois captifs étoient enchaînés avec deschaînes d’or Sc de pierreries. Voilà duluxe bien entendu. Souvent on vient aumême but par deux routes opposées. Les
Supplément. Tome IV. X