468 Gouvernementd’avancer que par la route du devoir Ude l’approbation publique. Le Roi seul,une fois élu , ne voyant plus que les loixau-dessus de lui n’a nul autre frein qui lecontienne , Sc n’ayant plus besoin de l’ap-probation publique-, il peut s’en passerfans risque si ses projets le demandent. Jene vois gueres à cela qu’un remede auquelmême il ne faut pas songer. Ce seroitque la Couronne fût en quelque maniéréamovible , & qu’au bout de certaines pé-- riodes les Rois 'eussent besoin d’être con-firmés. Mais encore une fois cet expédientn’est pas proposable ; tenant le Trône &í’Etat dans une agitation continuelle, ilne laisseroit jamais l’âdministration dans uneassiette assez solide pour pouvoir s’appliqueruniquement & utilement au bien public.
II fut un usage antique qui n’a jamaisété pratiqué que chez un seul peuple, maisdont il est étonnant que le succès n’en aittenté aucun autre de l’imiter. II est vraiqu’il n’est gueres propre qu’à un royaumeélectif, quoiqu’inventé & pratiqué dansun royaume héréditaire. Je parlé du ju-gement des Rois d’Egypte après leurmort, 6c de l’arrêt par lequel la sépulture