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16. Second supplément à la collection des oeuvres de J. J. Rousseau, tome premier
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LES CONFESSIONS.

le comte de Caylus. Lun ôc iautre me furent des connois-sances très - agréables , surtout le premier qui jusquà samort na point cessé de me marquer de lamitié , & de medonner dans nos têtes-à-têtes des conseils dont jauroismieux profiter.

Je revis M. Bordes avec lequel javoís depuis long-tempsfait connoissance , ôc qui mavoit souvent obligé de grand cœur& avec le plus vrai plaisir, En cette occasion je le retrouvaitoujours le même. Ce fut lui qui me fit vendre mes livres,& il me donna par Iui-même ou me procura de bonnesrecommandations pour Paris. Je revis M. lintendant dontje devois la connoissance à M, Bordes , ôc à qui je dus cellede M. le duc de Richelieu qui passa à Lyon dans cetemps-. M. Pallu me présenta à lui. M. de Richelieureçut bien, & me dit de laller voir à Paris ; ce queje fis plusieurs fois, fans pourtant que cette haute connois-sance dont jaurai souvent à parler dans la fuite , mait étéjamais utile à rien,

Je revis le musicien David qui mavoit rendu service dansma détresse , à un de-mes précédens voyages. II mavoit prêtéou donné un bonnet & des bas que je ne lui ai jamais rendus,& quil ne ma jamais redemandés , quoique nous noussoyons revus souvent depuis ce temps-. Je lui ai pourtant faitdans la fuite un présent à-peu-près équivalent. Je dirois mieuxque cela sil sagissoit ici de ce que jai ; mais il sagitde ce que jai fait, ôc malheureusement ce neít pas lamême chose.

Je revis le noble ôc généreux Berrichon, ôc ce ne fut pas