11 ^§ L’instruclion ri est pas nuisible
paissent employer ce tems d’une manièreplus avantageuse.
Mais les autres Etudes seroientles mê-mes pour tous ;(*)cette partie de l’Edu-cation qui jeroit la plus considérable, &qui seroit commune à tous, suffiroit pourremplir le s vues d’une Education Répu-
(*) On craint, que si l’on introduisoit au Col-1ege des Ecoliers qui n’apprissent point de Lan-gues mortes ; les autres , qui les apprendraient,n’enviassent le fort de leurs camarades moins oc-cupés. Mais on fe rassurera contre cette crainte ,fi l’on observe : que quand on ne fera point appren-dre de latin ni de grec à un enfant, ce ne sera paspour le l aisser oisif; mais pour lui enseigner des Lan-gues vivantes, ou le Dessin, ou pour lui faire com-mencer quelqu’ouvráge proportionné à ses forces.-Et il fera ces études particulières, quoiqu’il n’y foieexcité que par le pouvoir de l’autorité paternelle ;au lieu que ceux à qui l’on fera apprendre le latin& le grec, y seront incités, non - seulement par lepouvoir de cette même autorité, mais encore partoute l’émulation que font naître des distinctions &des prix , & par la connoissance de futilité de e#sLangues pour des études agréables.