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ET POLITIQUE . Liv. IV. 39$

la balance lui est st favorable , qu’il lui revient tous les ans enargent vingt-cinq ou vingt-six millions. Le profit augmenteroit debeaucoup , st la source des richesses de la cour de Deihy n’étoit pa$détournée.

Cette balance cependant ne pourroit jamais redevenir auíst con-sidérable qu’elle l’étoit, lorsqu’en 1668, les François Rétablirent àSurate. Leur chef fe nommoit Caron. C’étoit un négociant d’ori-gine Françoise qui avoir vieilli au service de la compagnie de Hol-lande. Hamilton raconte que cet habile homme qui s’étoit renduagréable à l’empereur du Japon , en avoir obtenu la permission debâtir dansl’stle où étoit le comptoir qu’il dirigeoit, une maison pourle compte de fes maîtres. Ce bâtiment devint un château , fansaucune défiance des naturels du pays qui n’entendent rien aux for-tifications. Ils surprirent des canons qu’on envoyoit de Batavia , &instruisirent la cour de ce qui fe passoit. Caron reçut ordre d’allerà Jedo rendre compte de fa conduite. Comme il ne put alléguerrien de raisonnable pour fa justification , il fut traité avec'beaucoupde sévérité & de mépris. On lui arracha poil à poil la barbe ; onlui mit un bonnet & un habit de fou ; on l’expofa en cet état à larisée publique , & il fut chassé de l’empire. L’accueil qu’il reçut àJava acheva de le dégoûter des intérêts qu’il avoir embraíìé ; 8 cun motif de vengeance l’attacha à la compagnie Françoise , dontil devint l’agent.

CHAPITRE L X I X.

Entreprise j des François fur Visle de Ceilan & sur Saint-Tkomé. Leurétablissement à Pondichery.

Strate ou on 1 avoir fixe ^ ne remplissoit pas l’idáe qu’il s’étoitformee d un etàblissement principal. II en trouvoit la position mau-vaise. II gemissoit d’être obligé d’acheter fa fureté par des soumis-sions. 11 voyoit du désavantage à négocier en concurrence avec

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