ET POLITIQUE. Liv. IV. 409
François aux Anglois, à qui ia cour avoir vendu le privilège de nepayer aucun droit d'entrée - Pen pressa souvent. Soit défaut deprobité , d’inteiíigence - ou de moyens, elle n effaça pas la hontedont elle s'étoit couverte. Toute son attention se bornoit à se for-tifier àPondichery , lorsqu'elle vit ses projets arrêtés par une guerresanglante dont l’origine étoit éloignée.
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CHAPITRE L X X I.
Perte & recouvrement de P ondichery , devenu le principal établiJJ’e-
ment dans l'Inde.
IjEs Barbares du Nord qui avoient renversé Pempire Romain,maître du monde, établirent une forme de gouvernement qui neleur permit pas de pousser leurs conquêtes , & qui maintint chaqueétat dans ses limites naturelles. La ruine des loix féodales, & leschangemens qui en furent les suites nécessaires , sembloient con-duire à voir une seconde sois s’établir une forte de monarchie uni-verselle ; mais la puissance Autrichienne, assoiblie par la grandeurmême de ses possédions, & par la distance où elles étoient les unesdes autres , ne réussit pas à renverser les boulevards qui s’élevoientcontr’elle. Après un siecle de travaux, d’espérances & de revers,elle fut réduite à céder son rôle à une nation que ses forces , fa posi-tion & son activité rendoient plus redoutable aux libertés de l’Eu-xope. Richelieu & Mazarin commencerent cette révolution parleurs intrigues. Turenne & Condé l’acheverent par leurs victoires.Colbert Paffermit par la création des arts & par tous les genres d’in-dustrie. Si Louis XIV. qu'o n doit peut-être moins regarder commele plus grand monarque de son siecle, que comme celui qui repré-senta sur le trône avec le plus de dignité,eût voulu modérer l'usagede fa puissance & le sentiment de sa supériorité, il est difficile deprévoir jusqu'où il auroit poussé sa fortune. Sa vanité nuisit à sonambition. Après avoir plié ses sujets à ses volontés, il voulut y assu^Tome I. Fff