4§ r HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
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CHAPITRE L X X X I V.
Les mesures font insuffisantes . On subjlitue le commerce des parti -culiers à celui de la compagnie . Situation de ce corps à l''époquede son anéantissement .
.A. Va N t 1764, il existoit 50268 actions. A cette époque le mi-nistère, qui, en 1746, 1747 & 1748, avoit abandonné aux action-naires le produit des actions & des billets d’emprunt qui lui appar-tenoient, leur sacrifia les billets & les actions même, les uns & lesautres au nombre de 1183 5, pour les indemniser des dépenses qu’ilsavoient faites durant la derniere guerre. Ces actions ayant étéannulées, il n’en resta que 3843 2.
Les besoins de la compagnie , firent décider dans la fuite un appelde 400 livres par action. Plus de trente-quatre mille actions rem-plirent cette obligation. Les quatre mille qui s'en étoient dispenséesayant été réduites aux termes deTédit, qui avoit autorisé rappel,aux cinq huitièmes de la valeur de celles qui y avoient satisfait ; lenombre total se trouva réduit, par l’effet de cette opération à36920 actions entieres & fix huitièmes.
Le dividende des actions de la compagnie de France a varié,comme celui des autres compagnies, suivant les circonstances. IIfut de 100 livres , en 1722. Depuis 1723 juíqu’en 1745 , de 150.Depuis 1746 jusqu’en 1749, de 70 livres. Depuis 1750 jusqu en1758,de 80 livres. Depuis 1759 jufqu'en 1763, de 40 livres. 11ne fut que de 20 livres en 1764. Ces détails démontrent que ledividende & la valeur de faction qui s’y proportionnât toujours,étoient nécessairement assujettis au hasard du commerce , au flux& reflux de Topinion publique. Delà, ces écarts prodigieux, qui,tantôt éievoient , tantôt abaissoient le prix de Faction ; qui dedeux cents pistoles la réduisaient à cent, dans la même année ; quila reportoient ensuite à dix-huit cents livres, pour la faire retomber