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1. Tome premier [A - AKR]
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qustn sliumìliant ainsi, Dieu leur tiendroitcompte de leur humiliation : mais commeelles dégénérèrent en abus, Féglise fut obligéede les supprimer. Il y a dans quelques mo-nastères une pratique appellée la coulpe, quiest un reste de cet ancien usage. (H Sc G)

§ ABBEVILLE , ( Géogr, ) ville capi-tale du comté de Ponthieu en Picardie, futdstbord une maison de campagne de 1 abbéde Saint-Riquier, ou de Centule, Abbatisvilla , comme nous Rapprend Ariulfe,moine de cette abbaye, dans fa chronique,compoíee en 1088, & cstst delà qustlletire son nom. Son heureuse situation enfit ensuite un bourg qui íè peupla insensi-blement, & devint enfin une ville, lorsqueHugues Capet y bâtit un château en 992ou 993, & en fit une place forte pour arrê-ter les courses des Normands, que Fem-bouchure de la riviere de Somme, qui couleau milieu de cette ville & la coupe en deux,sembloit inviter aux irruptions. Hugues,gendre de Capet, & ses defcendans, quiprirent le titre de Comtes de Ponthieu , lapolTéderent ensuite. C est une grande ville,riche, marchande, bien peuplée , où il ya une collégiale de S. Vulfran, sondée enm, dont les douze prébendes font à lanomination du Roi : on y trouve un Prieuréde Clunistes, une Chartreuse, douze Pa-roisses, deux Abbayes, deux Hôpitaux,un College, un Prélìdial, une Amirauté ,& cinq grosses manufactures, dont la plusrenommée est celle que, fous les auspicesdu grand Colbert, le Hollandois Van-Robais y établit en 166 s, & qui ne cessedepuis ce temps de fournir à la France &aux étrangers des draps fins de la meilleurequalité ; on les nomme ordinairement drapsd’Abbeville.

Cette ville située à cinq lieues de la mer,dans une vallée fertile & agréable, au dio-cèse d"Amiens, est à 1 lieues de 1 abbaye deS. Riquier , 4 de S. Valéry, & 35 nord deParis. C st'st la patrie de quatre fameux géo-graphes , les deux Samson, Nicolas &Guillaume, Pierre Duval & Phil. Briet,jésuite : elle a aussi donné naissance au car-dinal Jean Alegrin; le médecin Hequet,connu par plusieurs ouvrages, étoit origi-naire d’Abbeville. Cette ville n a jamais étéfrise, elle se dit en íà devise simper fidelis ,

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toujours fidele. M. F Abbé d’Expilly Iuîdonne 36000 âmes, d autres 40000 ; c st ftbeaucoup trop, puisque ces mêmes géogra-phes conviennent qustlle nst pas 4000 feux,& qu'on ne doit guere compter que cinqâmes par feu. M. Linguet prouve que lemême auteur sstst encore trompé par rapportau canal, qui ne doit ssttendre que juíqu’àAmiens. Voyez Notit. Gai, Adr. Valois;Piganiol , Description de la France , laMartiniere, Dicl. Géogr, ( C. )

* ABBEY - BOYLE, (Géogr.) VoyeiBoyle.

* ABC AS & ABCASSES, f. m. plut.( Géogr. ) peuple d J Asie, entre la Circassie,la mer Noire & la Mingrélie. On les appelleauffi Abajsas , Abages Sc Abasques , oumême Abjfaes. Ils habitent FAbafcie, payssitué vers le 45e. dégré de latitude ; Sc quoi-que un peu moins sauvages que les Circas-lìens leurs voisins, ils font comme eux adon-nés au brigandage & au vol : en consé-quence, les négocians qui viennent com-mercer avec eux, font toujours fur leursgardes. Les Abcas donnent en échange desmarchandises qustn leur porte, des hommes( car ils vendroient leur voisin ssils pouvoientsstn rendre maîtres), des fourrures, du linfilé , du buis, de la cire & du miel. Ils habi-tent des cabanes de bois, Sc vont presquenus. Quoiqu’on leur ait prêché autrefoisle christianisme, & que quelques-uns d'euxFaient embrassé, ils sont revenus à leur pre-mier état qui nstst qu'une ébauche grossièred'idolâtrie.

* ABCÉDER, v. neut. Lorsque des par-ties qui sont unies à dstutres dans Fétat desanté, sstn séparent dans lsttat de maladie,en conséquence de la corruption, on ditque ces parties font abcédées.

ABCÈS, f. m. est une tumeur qui con-tient du pus. Les auteurs ne conviennentpas de la raison de cette dénomination.Quelques-uns croient que Yabcès a été ainsiappellé du mot latin abcedere, fo fëparer ,parce que les parties qui auparavant étoientcontiguës se séparent l’une de Fautre : quel-ques autres, parce que les fibres y sont dé-chirées & détruites ; dstutres, parce que lepus s'y rend (Faiseurs, ou est íeparé du sang :enfin dstutres tirent cette dénomination deFécoulepient du pus, & fur ce principe ils