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■vraies, Toit qu elles leur parussent fausses.En effet , ils sourenoienc une acaralepsieabsolue , c’est à dire , que quant à la na-ture ou à l’essence des choses , l'on devoir )fe retrancher fur un doute absolu, Foye çAcatalepsie.
Les sectateurs de la nouvelle Académieétoient un peu plus traitabies : ils recon-noissoient plusieurs choses comme vraies ,mais fans y adhérer avec une eutiere astu-rance. Ils avoient approuvé que le com-merce de la vie & de la société éroir in-compatible avec le doute universel &absolu qu'affectoit l'ancienne Académie.Cependant il est visible que ces chosesmêmes dont ils convenoienr , ils les regar-doient plutôt comme probables que commecertaines & déterminément vraies : par cescorrectifs, ils comptoient du moins éviterles reproches d'absurdité faits à l'ancienneAcadémie. Voye%_ Doute. Voye £ austi lesQuestions Académiques de Cicéron où cetauteur réfute avec autant de force que denetteté les sentimens des Philosophes de sontemps qui prenoient le titre de testateursde l'ancienne & de la nouvelle Académie.Voyei austi l’article Académicien , où lessentimens de différentes Académies font ex-posés & comparés. (G)
Académie , ( Hìjl. Lite. ) parmi lesModernes, fe prend ordinairement pourune Société ou Compagnie de Gens deLettres , établie pour la culture & l’avan-cement des Arts ou des Sciences.
Quelques Auteurs confondent Académieavec Université : mais quoique ce soit lamême chose en Latin , c'en sont deux biendifférentes en François. Une Université estproprement un Corps composé de GensGradués en plusieurs Facultés ; de Profes-seurs qui enseignent dans les écoles publi-ques , de Précepteurs ou Maîtres particu-liers , Si d'Etudians qui prennent leurs le-çons & aspirent à parvenir aux mêmesdegrés. Au lieu qu'une Académie n'est pointdestinée à enseigner ou professer aucunArt , quel qu'il soit, mais à en procurerlá perfection. Elle n'est point composéed’Ecoliers que de plus habiles qu’eux ins-truisent , mais de personnes (Pune capacitédistinguée , qui fe communiquent leurs lu-mières Sc se font part de leurs découvertes
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pour leur avantage mutuel. Foye^ Uni-versité.
La premiere Académie dont nous lisions['institution, est celle que Charlemagneéta-blit par le coníêil d'Alcuin : elle étoit com-posée des plus beaux génies de la Cour,& ['Empereur lui-même en étoit un desmembres. Dans les conférences acadé-miques chacun devoir rendre compte desanciens auteurs qu'il avoir lus ; & mêmechaque Académicien prenoit le nom decelui de ces anciens auteurs pour lequel ilavoir le plus de goût , ou de quelque per-sonnage célèbre de ['antiquité. Alcuin entreautres, des lettres duquelnous avons apprisces particularités , prit celui de Flaccus ^qui étoit le surnom d'Horace , un jeuneseigneur qui se nemmoit Angilbert , pritcelui d ’Homere ; Adelard , évêque de Cor-bie , se nomma Augustin ; Riculphe , ar-chevêque de Mayence , Dametas , & leroi lui-même , David.
Ce fait peut servir à relever la méprisede quelques écrivains modernes , qui rap-portent que ce fut pour fe conformer augoût général des savans de son íîecle ,qui étoient grands admirateurs des nomsRomains, qu'Alcuin prit celui de Flaccus.Albinus.
La plupart des nations ont à présent desAcadémies , sans en excepter la Russe:mais l'Italie l’emporte fur toutes les autresau moins par le nombre des siennes. Il yen a peu en Angleterre ; la principale , &celle qui mérite le plus d'attention , est celleque nous connoiílons fous le nom de i’o-ciétê Royale. Voye{ ce qui la concerne àY article SociÉtÉ Royale. Voye-^ austi So-cjÉté d'Edimbourg.
Il y a cependant encore une Académieroyale de musique & une de peinture , éta-blies par lettres patentes , & gouvernéeschacune par des directeurs particuliers.
En France nous avons des Académiesflorissantes en tout genre, plusieurs à Paris& quelques-unes dans des villes de pro-vince ; en voici les principales.
Académie Françoise. Cette Académiea été instituée en 16 ; s par le cardinal deRichelieu , pour perfectionner la langue ,& en général elle a pour.objet toutes lesmatières de grammaire , de poésie & d'é-