AIX
{'empereur Henri II, qui la fonda. La reli-gion catholique domine dans cette ville ,& n’y souffre pas moins de vingt - deuxmaisons religieuses des deux sexes. Lesprotestans y sont íbufserts aussi , mais uni-quement pour l’habitation & le commerce :toute part au gouvernement leur est inter-dite , & tout culte extérieur leur est dé-fendu ; ils vont à Vaëls , à une lieue à’Aix,dans le duché de Limbourg , faire leursexercices de religion. Un bourgmestre ,des échevins & des conseillers , compo-sent la régence de cette ville. L’électeurpalatin , comme duc de Juliers , s’e n ditprotecteur & grand maire ; & l’évêque deLiège y déploie son autorité ecclésiastique.Aix est assez souvent en contestation avecle duc , mais rarement avec l’évéque ' c’estque {'autorité de celui-ci est tempérée parle synode de la ville ; au lieu que le pou-voir de celui-là n’est pas toujours suscep-tible de certaines modifications. Aix - laChapelle a un territoire où l’on compteenviron trois mille sujets , qui tous, fansexception, nobles ou roturiers, sont soumisá fa jurisdiction : ce territoire , bien quede peu d’étendue , porte le nom magni-fique d’empire. Le nom des choses est d’im-portance à l’oreille des gens à’Aix , & lasurface des choses l’est fans doute demême à leurs yeux. On n’y montre aupeuple que tous les sopt ans une fois lesjoyaux de i’empire , & les autres grandesreliques de la cathédrale ; cette cérémoniene doit même avoir lieu qu’en présencede tous les membres du chapitre , & detous ceux du grand conseil. II y a moinsd’habitans dans cette ville qu’elle ne pour-roit en contenir ; & c’est au nombre deses maisons religieuses, qu’il faut apparem-ment s’en prendre : cependant elle fait unassez bon commerce de draps & d’ouvragesen cuivre. Ses bains chauds, & ses eauxminérales sont célébrés : une foule d’étran-gers vont les prendre ou s’y divertir ;Aix y gagne beaucoup. D’aiileurs elle a vuplus d’un concile assemblé dans ses murs ,dans le huitième &: dans le neuviemesiécles , & deux traités de paix s’y sontconclus. Un incendie la consuma presque enentier , Fan i6,6 , & elle souffrit au trem-blement de terre de 17 J 6. Ses mois ro-
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mains ne sont que de ceht florins , & facontribution à la chambre impériale n’estque de rixdallers , & 50 creutzers.(D.G.)
* AIZOON, plante aquatique quirestèm-ble à l’aloës ordinaire, sinon qu’elle a lafeuille plus petite & épineuse par le bord ;il s’éieve du milieu des elpeces de tuyauxou gaines disposées en pattes d’écreviíïe ,qui s’ouvrent & laissent paroître des fleursblanches à trois feuilles , qui ont en leurmilieu de petits poils jaunes. Sa racine estfibreuse , longue , ronde , blanche, sem-blable à des vers. Elle croît dans les marais :elle contient beaucoup d'huile & de flegme,peu de sel. Elle rafraîchit & épaissit leshumeurs. O11 s’en sert en application exté-rieure.
A K A
AKALZIRE ou Akelska , ( Géogr.Jville forte de la Turquie Asiatique, dansle gouvernement de Curdistan. Elle est aupié du mont Caucase , non loin du fleuvede Iíur. Ses fortifications consistent en undouble mur & un double fossé qui l’envi-ronnent ; mais elle est dominée des hau-teurs voisines. Les Turcs en firent la con-quête vers la fin du seizieme siecle , & ymirent un hacha, qui gouverne en mêmetemps la partie de la Géorgie qui dépendde l’empire Ottoman. Long. 6o. lat. Ai.( C. A.)
AKANSA ou Ait an sis , (Géogr.J villede FAmérique Septentrionale, dans la Ca-roline méridionale. Elle est située fur la ri-vière de Mississipi , non loin d’une autreriviere qui porte aussi le nom á’Akansa.C’est une des plus anciennes du pays , &des plus considérables de l’intérieur desterres. Long. 7 z. lat. 36. ( C. A.)
AKAS , ('Géogr.J petite ville de la Tran-silvanie Hongroise. Elle est dans une plaineentre la riviere de Carasna , & un bras c’ecette riviere , au nord de Zarmar. Cetteville n’a rien de remarquable. Long. 45 ,iq , lat. A7 , 36. ( C. A. J
AKERKUF, C Géogr.J montagne de laTurquie Asiatique, à Forient deFEuphrate,dans le gouvernement de Bagdad. Plusieursvoyageurs en parlent. Texeira la nomme