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trois parties , Sc en une corolle à six pétaleségaux<, longs, presque cylindriques, épais,ouverts en étoile & caducs , le centre de lafleur est rempli par une centaine d’étami-nes courtes, à anthères blanches, parallé-lipipedes feisiles, fort serrées & rappro-chées en boule autour de huit à quinzeovaires , portés chacun fur un disque enforme de colonne cylindrique , ôc terminéspar un style qui a à son coté un stigmatevelouté. Ces ovaires en mûriflant devien-nent chacun une baie ou une écorce char-nue , acide , douceâtre , sphéroïde , de troisà quatre lignes dediametrk, noirâtre, listé,
Î )ortée fur un pédicule mince de mêmeongueur à une loge qui ne s "ouvre point,ôc qui contient un pépin en ostelet sphéri-que noirâtre , du diamètre de deux lignes,dont l’amande est blanchâtre.
Qualités. Toutes les parties de Papacaro,fur-tout ses feuilles, ont une odeur ôc unefaveur âcre ôc aromatique ; il fleurit enjuillet ôc août.
Usages. Le suc exprimé de ses feuilles ôcdonné en boisson avec un peu d’opium oude suc de pavot, au commencement desfièvres intermittentes, en calme les paro-xysmes ; leur décoction se boit à la dosoci’une demi-taste , pour appailer les dou-leurs de la goutte qui se déclarent auxarticulations 1 .
Remarques. Uapacaro doit donc faire ungenre nouveau , voisin duCananga , dansla famille des anones, ôc qui ne différéde celui du Cananga qu’en ce que sesbaies, au lieu d’avoir plusieurs loges &plusieurs graines, n’en ont qu’une feule.(M. ADANSON.)
* APACHES, f. m. pi. ( Géog. & Ilisi.)peuples de l’Amérique septentrionale aunouveau Mexìque , où ils occupent un paysirès-étendu , fous les noms d ’Apaches deJPerillo , au midi ; d ’Apaches de Xilla ,à’Apaches de Navaio , au nord ; & d ‘Apa-ches Vaqueras , au levant. Voye £ la Conq,du Mexiq .
APAGOGE , ( Logìq.') à.'sra.yaytì , com-posé d’b°, de , ôc d’à y a , mener ou tirer,yoyer Abduction.
APAGOGIE, f. f. ( Logique. ) íorte dedémonstration j par laquelle on prouve la
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vérité d’une proposition , en faisant voirque la proposition contraire est absurde.
Démonstration; ) d’où vientqu’on fappelle aussi reduclio ad impojsibile ,ou adabsurdum. Voye[ Réduction. ( O )APALACHES , ou Apalachiies .{Géog.ù Hijl. ) Peuples de l’Amérique septentrio-nale , qui habitent une contrée bornée aunord ôc au couchant par les monts Aliga-niensou Apalataches, au sud par la Floride& à l’est par la Géorgie ; on les divise enplusieurs nations, qui ont chacune leur chefparticulier nommé paracoujse. Les plusconsidérables de ces nations font cellesde Bemarin , d'Amana ôc de Matique, queles François, les Anglois ôc les Espagnolsont sous-divifées en une infinité d’autres,fous des noms différens ôc particuliers àleur langue. Leur ville capitale est Melilot,au fond de la vallée de Bemarin ; c’est leséjour du roi à‘Apalache, qui est reconnupour souverain par tous les autres chefs ;les autres villes principales font Schama ÔCMeíâco dans les montagnes, Aqualaque,Coca ôc Capaha , le long de la riviere duMiísiísipi. Ce pays est fertile & assez biencultivé : ces peuples font bien faits, ôc ontle teint naturellement blanc, mais il de-vient olivâtre par l’uíage fréquent qu’ilsfont d’un onguent composé de racines ôcde graisse d’ours , auquel ils attribuent lapropriété dc rendre plus supportables lefroid ôc les chaleurs. Ils sont courageuxfans être barbares : ils íe contentent decouper les cheveux aux prisonniers qu’ilsfont, ÔC aux ennemis qu’ils tuent à laguerre. La polygamie est en usage chezeux : ils peuvent même épouser leurs pa-rentes , autres cependant que leurs sœurs»Leurs mœurs íbnt simples ôc douces : ilsadorent le soleil , qu’ils saluent tous lesjours à son laver par des cris d’allégreffe ,ôc en l’honneur duquel ils célèbrent tousles ans quatre fêtes solemnellcs fur la mon-tagne Olaymi, où accourent les habitansdes diverses contrées du royaume. Il n’eítpas rare d’en voir parmi eux qui viventjusqu’à cent cinquante ans; ils doivent cetavantage à leur grande sobriété, ôc à l’etatpaisible de leur ame.C C. A. )
* APAMATUCK , ( Géog. mod.) rivièrede l’Amérique septentrionale dans la Yir-