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3. Tome troisième [APA - ATT]
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A P A

mer Caspienne. On croît que ce íbnt lesDais d’aujourd’hui, mieux connus sous lenom de Petits Nogais. ( C. A. )

A PART, ( Littéral. ) ou , comme ondit, à parte , terme latin qui a la mêmelignification que seorfim , Sc qui est affectéà la poésie dramatique.

A PARTE , f. m. ( Belles-Lettres. ) àstune des licences accordées à fart dramati-que. La vraisemblance en est fondée surcette supposition, sans laquelle il n’y auroitnulle vraisemblance dans la représentationthéâtrale > que le spectateur n’y est présentqu’en esprit. Cela posé , tout ce qu’on adit contre Yà parte tombe de lui-même. Ilest, sans doute, réellement impossible quefacteur qui se fait entendre des spectateurs,ne soit pas entendu des acteurs avec les-quels il est en scene ; mais dans l’hypothesetacitement convenue , les spectateurs nesont point là , ils ne font point à telle dis-tance , ils sont physiquement absens , leurprésence ffest qu’idéale ; car si on les sup-posoit là , ils feroient vus , on n’agiroitpoint, on ne parleroit point en leur pré-sence ; on parleroit d'eux, avec eux. Il y adonc dans cette hypothèse absence réelledes témoins de faction. Or le spectateurprésent en esprit , est censé entendre lavoix de facteur, quelque fbible & bas qu’ensoit le Ion, Sc lors même qu’il n’est pasentendu des personnages qui sont enscene.

C’est cette hypothèse qu’on a perdu devue , lorsqu’en mesurant les distances , ona regardé comme une invraisemblance théâ-trale , qu’un acteur fút entendu de loin Scne le fût pas de plus près. Voye £ Unité.( M. Marmontei. )

Au sujet des à parte , nous rapporteronsune anecdote connue ; elle pourra fournirune réflexion utile. Racine , Molière &la Fontaine étoient amis, comme on fait ;raflemblés un jour , la conversation tombasur les a parte : la Fontaine en soutenoitf usage absurde & contraire à toute vrai-semblance ; Racine le défendoit ; la disputedevint vive : un enfant, un homme natu-rel s’échauffe aisément ; Molière profitantde ce moment d’agitation de la Fontaine ,cria à plusieurs reprises : la Fontaine est unco juin , s^ns qur celui-ci i’c.utendu ; ia son-

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raine ayant su Yà parte de Molière , seconfessa vaincu.

Cette anecdote prouve , sans doute , queles à parte sont quelquefois dans la vrai-semblance, même dans la nature ; mais ellemontre aussi qu’on ne peut en faire usageavec succès que dans les momens où fac-tion , pleine de chaleur Sc de mouvement,entraîne égalemenr facteur & le spectateur ;rien donc de plus faux & de plus ridiculeque la maniéré ordinaire de rendre les aparte fur la scene, où facteur paroît tou-jours s’adreffer au spectateur & lui parlerconfidemment , tandis qu’il’ne devroits’occuper , ni du spectateur , ni de soi ,mais uniquement de l’objet qui le frappe,ou du sentiment qui f émeut. Il est biensurprenant que les sifflets des spectateursniaient pas encore averti les acteurs de cecontre-sens absurde. ( L )

APATHIE , s. f. compose dV privatif,& de nrciSas , passion , signifie , dans un sensmoral , insensibilité ou privation de toutsentiment passionné , ou trouble d’esprit.Voye^ Passion.

Les stoïciens affectoient une entiere apa-thie ; leur sage devoit jouir d’un calme,d’une tranquillité d’esprit que rien ne pûtaltérer , Sc ffêtre accessible à aucun senti-ment soit de plaisir ou de peine. Voye çStoïcien , Plaisir , & Peine.

Dans les premiers siécles de l’église leschrétiens adoptoient le terme à‘apathie ,pour exprimer le mépris de tous les inté-rêts de ce monde , ou cet état de morti-fication que prescrit f évangile ; dsoù vientque nous trouvons ce mot fréquemmentemployé dans les écrivains les plus pieux.

Clément d’Alexandrie , en particulier, lemit fort en vogue, dans la vue d'attirer auchristianisme les philosophes qui aspiroientà un degré de vertu si sublime.

Le quiétisme n’est qu’une apathie mas-quée des apparences de la dévotion. Voye^Quiétisme, ( X)

A PATI, ( Géogr. ) petite ville de Hon-grie , dans le comté de Jarmat. Elle estfur la riviere de Carasna , au sud du Tibi-ser, à f est du petit Varadin , & au nord-ouest de Samos. Long. 44, yo; lat. 48 , y.iC.A.)

APATURIES , f. f. ( Hisi. anc, & Myths