26 A P Ô
pelle la parabole & l’hyperbole ordinaires,parabole & hyperbole d’Apollonius , parceque nous avons de cet ancien géomètreun traité des sections coniques fort étendu.Ce mathématicien qu'on appelle Apollo-nius Pergceus , parce qu'il étoit de Pergeen Painphílie, vivoit environ z50 ans avantJésus-Christ. Il ramassa sur les sections co-niques , tout ce qu’avoient fait avant luiAristée, Eudoxe de Cnide , Menœchme ,Eudide , Conon, Trafidée , Nicotele : cefut lui qui donna aux trois sections coni-ques le nom de parabole, álellipse , & C\! hy-perbole , qui non-feulement les distinguent,mais encore les caractérisent. Voye[ leursarticles. Il avoit fait huit livres qui parvin-rent entiers jusqu'au temps de Pappuus d J Ale-xandrie , qui vivait sous Théodosc ; onne put retrouver que les quatre premierslivres, jusqu’en 1658 , que le fameux Bo-relli trouva dans la bibliothèque de Flo-rence un manuscrit arabe qui contenait,outre ces quatre premiers, les trois sui-vans : aidé d'un professeur d'’arabe, qui nesavoir point de Géométrie , il traduisit ceslivres , & les donna au public. Voye\_ l’í-loge de M. Viviani , par M. de Fontanelle,
Mist. acad. ijog-
Il faut que le huitième livre d"Apollo-nius ait été retrouvé depuis ; car je trou-ve dans l'éloge de M. Halley , par M. deMairan , ( Htft. acad. IJ 4 'Z , ) que M. Hal-ley donna en 1717 une traduction latinedes huit livres d'Apollonius. ( O )
* APOLLONIES, ( Mytkolog. ) fêtesinstituées en l'honneur d’Apollon à Egia-lée , où l'on dit qu'il fe retira avec Dianefa sœur après la défaite de Python , &d'où l'on ajoute qu'ils furent chastes par leshabítans. Mais peu de temps après ia retraitedes deux divinités en Crete , où elles scréfugièrent, la peste s'engendra dans Egia-lée / & y fit de grands ravages. L'oracleconsulté sur les moyens d'écarter ce fléau,répondit qu'il falloit députer en Cretesept jeunes filles & sept jeunes garçons,atìn cPengager Apollon & Diane à revenirdans la ville ; ce qui fut exécuté : les deuxdivinités revinrent , & la peste cessa. Cefut en mémoire de cet événement quedans les fêtes appellées apollonies , on fai-íòit sortir de la ville tous les ans, le nscmc
A P O
nombre de filles & de garçons , commes"s J ils allaient encore chercher Apollon ScDiane.
APOLLONIUS, Ç Hijì. des suifs. ) gou-verneur de Syrie & lieutenant des arméesd'A mioches Epiphanes, fit des maux épou-vantables aux Juifs ; il leva une puistantearmée pour les exterminer. Mais JudasMachabée, avec une poignée de monde , ledéfit, le tua de fa main > & lui prit sonépée dont il se servit dans la fuite enmémoire d'une ii glorieuse action.
Un autre Apollonius , générai des trou-,pes de Démétrius , & gouverneur de laCélé-íyrie , fut défait par Jonathan 148ans avant Jésus-Christ.
APOLOGÉTIQUE , adj. C Théol. ) écrit
ou dilcours fait pour excuser ou justifierune personne ou une action. royeç Apo-logie.
apologétique de Tertullien est un ou-vrage plein de force & dselévation , digneen un mot du caractère véhément de sonauteur. Il y adreste la parole , selon quel-ques-uns , aux magistrats de Rome , parceque l’empereur Sévere, donc la persécu-tion commençait, étoit alors absent decette ville ; & selon d'autres, à ceux quitenoient les premieres places dans l'empire,c'est-à-dire aux gouverneurs des provin-ces.
Tertullien s’y attache à montrer l'injusetice de la persécution contre une religionqu’on vouloir condamner fans la connoî-tre & fans l'entendre ; à réfuter & l'idola-trie & les reproches odieux que les idolâ-tres faisoient aux chrétiens, d'égorgerdeseufans dans leurs mystères , d'y mangerde la chair humaine , d’y commettre desincestes , &c. Pour répondre au crimequ'on leur imputoit de manquer d'amourte de fidélité pour la patrie, sous prétextequ'ils refusaient de faire les scrmens accou-tumés , & de jurer par les dieux tutelairesde l'empire, il prouve la soumiíììon deschrétiens aux empereurs. Il en expose auíïìla doctrine autant qu'il étoit néceflaire pourla disculper, mais fans en dévoiler tropclairement les mystères, pour ne pas vio-ler la religion du secret, si exprestémentrecommandée dans ces premiers temps. Cetécrie, tour solide qu’il étoit, n'eut point