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Laponie Pitea, soumise à la Sue&e. Elietouche au grand lac d’Hornawam , 8c ellecomprend cinq villages. La couronne y aétabli, en 1743 , une école pour six La-pons à la fois. (D. G.)
A RI ES , est la même chose que laconstellation du Bélier. Voye[ Bélier.(O)
ARIETTE , sub. f. ( Musique. ) dimi-nutif venu de l’Italien, signifie un petitair ; mais le sens de ce mot est changé enFrance, 8c l’on entend aujourd'hui par-làun grand morceau de musique , d'unmouvement pour l'ordinaire alfez gai &marqué , qui se chante avec des accom-pagnemens de symphonies : les ariettes íontcommunément en rondeau. Voy. Air. (s)
_ * ARIGN ANO , ( Géog. anc. & mod. )ville autrefois, maintenanr village d’Italie,dans la Toscane, fur la riviere d’Arno,auterritoire de Florence. í
ARIM, ( Géogr . ) ville d’Asie dans lesIndes, supposée par les géographes orien-taux , à une égale distance des colonnesd’Hercule au couchant,& de celles d’Ale-xandre au levant , & employées par euxen conséquence , à faire le compte deslongitudes. {D. G.)
* ARIM A ( 1e détroit d ’), il est dansPOcéan oriental, entre la petite île deNangayauma & celle de Ximo : il est ainsinommé d’Arima , ville qui n'en est paséloignée.
* Arima , {Géog. mod.) ville 8c royaumedu Japon, dans l’îie de Ximo.
Arima , ( Géog. ) mont de I'Asie Mi-neure, placé par quelques-uns en Cilicie,8c par d autres en Lydie. La fable, pluspositive à son égard que la géographie,en fait la masse énorme, sous le poids delaquelle Jupiter condamna le géant Ty-phon à demeurer éternellement couché.(D. G.)
Arima Rysiiecusm , {Géog.) ce nomque portoit jadis file d’ischia, sur les cô-tés de Naples, veut dire P île des jinges.{D. G.)
* ARIM A N , ( Géog. saints. ) ville deGaiaad, dans la partie méridionale de latribu de Manaste, au-delà du Jourdain.
ARíMASPA, (Géog.) fleuve aurifère de
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la Scythie septentrionale , fur les bordsduquel habitoient les Arimaspes. {D. G.)
§ ARIMASPES, (Hiji. an:.) on a publiétant de fables fur les Arimaspes , qu’on esten droit de révoquer en doute leur exis-tence : on est encore incertain quel étoitle pays qu’ils habitoient. Les uns les pla-cent en Asie, d’autres en font un peuplede Sarmates , qui confinoit au pays desHyperboréens. Ce qui fait présumer quece peuple n’a été enfanté que par l’ima-gination , c'est qu on a débité qu ils n’a-voient qu un œil au milieu du front, &qu’étant voisins des griffons, ils leur fai-íoient une éternelle guerre. Or, on faitque ces griffons étoient des animaux sau-vages qui, guidés par un instinct singu-lier , fouilloient dans les entrailles de laterre pour en tirer de lot & des pierresprécieuses ; 8c lorsqu'ils avûient trouvé leurproie, ils auroient plutôt perdu la vie quede l’abandonner. Tous ces contes puérilesont été accrédités par le témoignage desécrivains d'un grand poids, tels que Pline,Pomponius Mêla, Strabon, Pausanias &Solin. Mais on peut beaucoup savoir 8>Cêtre fort crédule. La plupart des auteursen parlent comme d’un peuple qui n’avoitexisté que dans la premiere origine dessiécles. Diodore de Sicile est le seul quiassure qu’ils formoient un corps de nationdu tems de Cyrus, roi de Perse , qui leurdonna le nom d'Evergetes , qui signifiebienfaisant. L’armée de ce prince éprou-voit l’horreur de la plus cruelle famine, 8cles soldats étoient réduits à se manger lesuns les autres. Les Arimaspes , touchés deleur affreuse destinée, leur envoyerent troismille chariots chargés de blé. Cette géné-rosité méritoit bien que le monarque Per-san les nommât ses bienfaiteurs. Le mêmeauteur nous apprend qu’ils subsistoient en-core du tems d’Alexandre le grand, quiles rangea fous son obéissance. Etienne deBisance cite un ancien auteur qui en abeaucoup sait mention , 8c qui les placeautour de la forêt Hercynie.
Ceux qui n’osent contredire des autori-tés si imposantes, ont entrepris de démê-ler toutes ces fables, 8c de déchirer le voilequi cachoit la vérité; & par le secours des. étymologies, ils ont fait disparaître l’absur-