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3. Tome troisième [APA - ATT]
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tre forcément, après une guerre dans laquelleAristobule fut victorieux ; il en jouit pendanttrois ans Sc trois mois : au bout duquel temps,Pompée ayant des sujets de mécontente-ment d ’ Aristobule , le mena prisonnier àRome , après savoir dépouillé de k royautéSc de la dignité de grand-prêtre pour lesrendre à Hircan. Plusieurs années après,Jules César lui ayant rendu la liberté , vou-lut le charger de quelque expédition contrePompée ; mais les partisans de celui-ci l'em-poisonnerent avant qu il sortît de Rome, fandu monde 3955.

Aristobule , ( Hist. des Juifs. ) petit-fiîs du précédent, eut pour sœur Mariamne,épouse d’Hérode le grand : celui-ci fit toutce qu’il put pour l’éloigner de la souverainesacrificature qui lui étoit due. Vaincu néan-moins par les sollicitations de Mariamne , illui accorda cette dignité, quoiqu il rieût en-core que dix-sept ans. Mais ayant remarquéla grande affection du peuple juif pour cejeune prince , il en prit de f ombrage ; &XoiÇcpi Aristobule se baignoir à Jéricho dansun réservoir d’eau près du palais, Hérodeenvoya quelques jeunes gens se baigner aveclui, avec ordre de le noyer ; ce qu’ils firentpar un jeu barbare, Tan du monde 3970.

Aristobule , (Hist. des Juifs.) fils d’Hé-rode le grand & de Mariamne, fut un princed’une extrême beauté , 6 c ce qui est beau-coup plus estimable , doué des plus bellesqualités de l’ame. Son oncle Pheroras Sc fatante Salomé le noircirent tellement auprèsd’Hérode, par leurs infâmes calomnies, quece pere dénaturé, au lieu de s’éclaircir de lavérité de leurs imputations , le jeta dans unaffreux cachot avec son srere Alexandre, &ne les en tira que pour les faire étrangler.

ARISTOCRATIE , s. f. ( Politique. )sorte de gouvernement politique, adminis-tré par un petit nombre de gens nobles Scíàges ; d'dprc , Mars , ou puissant , oud’ufi^oç , tres-bon , tris fort ; Sc de xpxroc ,force , puissance , puissance des grands. Lesauteurs qui ont écrit fur la politique pré-fèrent Xarif.ocraûe à toutes les autres formesde gouvernement. La république de VeniseSc celle de Genes sont gouvernées par desnobles, à l’exclusion du peuple. Il me sem-ble que l ‘aristocratie Sc l’osgarchie ayentbeaucoup de rapport ensemble ; cependant

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l’oligarchîe n'est qu un gouvernement aris-tocratique vicié, puisque dans "oligarchie,l’administration confiée à un petit nombrede personnes, se trouve comme concen-trée dans une ou deux qui dominent furtoutes les autres. Voyet^ Oligarchie. (G)

* Quant aux loix relatives à ì’aristocra -tie , on peut consulter l’excellent ouvragede M. de Montesquieu. Voici les principales.

1. Dans une ariflocratie le corps des noblesdonnant les suffrages, ces suffrages ne peu-vent être trop secrets.

1. Le lustrage ne doit point se donner parsort ; on n’en auroit que les inconvéniens.En effet, lorsque les distinctions qui élèventquelques citoyens au-destus des autres, sontune fois établies, quand on seroit choisi parle sort, on n’en seroit pas moins odieux :ce n’est pas le magistrat, c’est le noble qu’onenvie.

3. Quand les nobles sont en grand nom-bre , il faut un sénat qui réglé les affairesque le corps des nobles ne sauroit décider,& qui prépare celles dont il décide ; dansce cas on peut dire que Y aristocratie est en

uelque sorte dans le sénat, la démocratieans le corps des nobles, Sc que le peu-ple n’est rien.

4. Ce fera une chose très-heureuse dansYaristocratie , si, par quelque voie indirecte,on fait sortir le peuple de son anéantisse-ment. Ainsi à Genes la banque de S. Geor-ges , qui est dirigée par le peuple, lui donneune certaine influence dans le gouvernementqui en fait toute la prospérité.

5. Les sénateurs ne doivent point avoir ledroit de remplacer ceux qui manquent dansle sénat ; c’est à des censeurs à nommer lesnouveaux sénateurs, si l’on ne veut perpé-tuer les abus.

6. La meilleure aristocratie est celle oùla partie du peuple, qui ria point de part àla puissante, est si petite Sc si pauvre, quela partie dominante ria aucun intérêt à l’op-primer.

7. La plus imparfaite est celle où la par-tie du peuple qui obéit, est dans l’esclavagccivil de celle qui commande.

8. Si dans l ‘aristocratie le peuple est ver-tueux, on y jouira à-peu-près du bonheur dugouvernement populaire, Sc l’état devien-dra puissant.

* S S l