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»> nom n'en avons dit un mot, que pour» exciter les militaires à ne pas négliger l’é-w tude dtin livre auílì utile pour Tintelli-» gence de leur métier , & dont ils peu-»> vent tirer les plus grands avantages, pour« en políeder parfaitement les principes.
Des divijîons de Varmée , appellées briga-des. “ S’il 11’y avoir point de division dans» X armée que celle des bataillons Ôc des ef-« cadrons, c'est-à-dire si elle étoit seule-*> ment partagée en plusieurs parties par ces» différentes troupes, ou bien en partie du»> centre ôc en ailes, on pourroit dire que la« premiere de ces divisions donneroit de« trop petites parties , & la seconde de trop» grandes. Mais comme on a vu par la for-« mation des troupes en particulier qu il ne»- convient pas de les composer , ni dtin» trop petit nombre d’hommes, ni d'un*> trop grand ; il s ensuit que les divisions de»- X armée doivent être proportionnées dew même dtin nombre de bataillons ou des-» cadrons astez considérable pour produire»- de grands effets dans le combat, mais trop« petit pour donner de 1 embarras dans le» mouvement de X armée. Ce ■ q u’o n ap-» pelle division dans X armée mitant autre» chose que s union ou la liaison de plusieurs» corps de troupes destinés à agir ensemble;« î’union de plusieurs bataillons ou eíca-» drons peut donc être considérée comme-- une division de X armée.
» Chaque régiment peut aussi être consi-» dé ré comme une division : mais comme» les régimens font très-différens en France-- les uns des autres par le nombre d’hommes« dont ils font composés , la division de» Tordre de bataille par régimens ne con-« viendroit pas ; c’est pour cela qu tin en» joint plusieurs ensemble, qutin met sous*> les ordres dtin même chef appellé briga-" dier ; & cette union de régimens, oupíu-»- tôt des bataillons ou des escadrons qu’ils•> composent , se nomme brigade d*arméew ou simplement brigade. Voye% Briga-« dier. Il suit de-là qutin doit définir la♦> brigade un certain nombre de bataillons ou»- d’escadrons desinés à combattre & a faire<r le service militaire ensemble sous les ordresf> d’un chef appellé brigadier.
» Les troupes dtine même brigade fout
p fur la même ligne dans Tordre de batail-
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” le , Ôc placées immédiatement à côté les» unes des autres : elles ne sont point de» différente espece , mais seulement ou d'in-» fanterie ou de cavalerie.
-- Toute ltirmée est divisée par brigades :-- mais le nombre des bataillons ou des es--- cadrons de chaque brigade ìfest pas nxé.» On regarde cependant le nombre de six» bataillons ou celui de huit escadrons com-» me le plus convenable pour former les« brigades : mais il y en a de plus fortes Sc» de plus fóíbles.
” ll y a encore quelques autres réglés usi-» tées dans la formation de Tordre de ba--- taille , par rapport au rang que les régi--- mens ont entt’eux :mais on renvoie pour ce» détail aux ordonnances militaires, qui» fixent le rang de chaque régiment, Ôc» Ton se restraint à ce qu il y a de plus» essentiel & de plus général dans Tordre-- de bataille.
» Les brigades suivent entr’elles le rang» du premier régiment qu elles contiennent :» les autres régimens sont regardés comme» joints avec ce premier, & ne faisant en-- quelque façon que le même corps. Con--> sormément au rang de ce régiment, on» donne aux brigades les postes d’honneur-- qui lui conviennent «. Voye[ Postedhonneur. Estai fur la Castramétation parM. le Blond.
On a expérimenté en Europe , qutinprince qui a un million de sujets , ne peutpas lever une armés de plus de dix millehommes fans se ruiner. Dans les ancien-nes républiques cela étoit différent ; on le-voít les soldats à proportion d u reste dupeuple, ce qui étoit environ le huitième ,ôc présentement on ne leve que le ceutieme.La raison pourquoi on en levoir ancienne-ment davantage, semble venir de T égalpartage des terres que les fondateurs des ré-publiques avoient fait à leurs sujets ; ce quifaisoit que chaque homme avoit une pro-priété considérable à défendre, & avoit lesmoyens de le faire. Mais présentement lesterres & les biens dtine nation étant entreles mains d’un petit nombre de personnes,ôc les autres ne pouvant subsister que parle commerce ou les arts , &c. n’ont pas depropriétés à défendre, ni les moyens d’al-ler à la guerre fans écraser leurs familles z