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4. Tome quatrième [AU - BEZ]
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dâtre , tantôt blanchâtre , & quelquefoisd’une odeur & d’un goût approchantde la carline : elle croît dans les lieuxincultes ; elle est incisive & apéritivecomme l’armoife. On dit qu’elle calmeles douleurs des nerfs & de l’estomac.(Nì

AURORE , f. f. ( Astron. phyfiq. ) estle crépuscule du matin , cette lumièrefoible qui commence à paroître quand lesoleil est à 18 degrés de Phorifon , & quicontinue en augmentant jufqu’au leverdu soleil. Voyei CRÉPUSCULE.

Nicod fait venir ce mot du verbeauresco , dérivé d 'aurum, quia ab orientesole aer aurescit, parce que le-soleil le-vant dore , pour ainsi dire , l’atmos-phere.

Les Poètes ont personnifié Vaurore.Voyez plus bas Aurore , ( Myth. )

Aurore boréale ou Lumière

SEPTENTRIONALE , aurora borealis ,espece de nuée rare , transparente &lumineuse , qui paroît de tems en temsfur Phorifon , la nuit , du côté du nord.Ce phénomène ià pas été inconnu auxanciens.

On en trouve la description dans Aris-tote , Météorol. I. I. ch. jv. ’j. Pline.Hist. nat. I. II. c. xxv y. Seneque, Quasi,nat. 1.1. c. xv. & d’autres qui font venusaprès eux. M. de Mairan nous a donnéune liste exacte de ces auteurs , dans sontraité de Vaurore boréale ; ouvrage pleinde recherches curieuses, tant historiquesque physiques & géométriques & le pluscomplet que nous connoiíììons fur cettematière.

Mais les anciens ont en quelque fortemultiplié ce phénomène en lui donnantdifíérens noms. On croyois autrefois qu’ily avoit un grand mérite à savoir inven-ter des noms pour chaque chose. Ce ta-lent s’est exercé fur le phénomène enquestion. On donne le nom de poutre àune lumière oblongue qui paroît dansPair, & qui est parallèle à Phorifon. Cettemême forte de lumière s’appelle fléché ,lorsqu’une de ses extrémités formeune pointe en maniéré de fléché. Latorche est une lumière qui se tient sus-pendue en Pair de toutes fortes de ma-

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nieres , mais qui a une de ses extrémitésplus large que i’autre. On appelle chevrtdansante une lumière à laquelle le ventfait prendre diverses figures, & qui paroîttantôt rompue & tantôt en son entier.Ce qu’on nomme bothynoé ou antre, n’estautre chose qu’un air qui paroît creuséen-dedans , comme une profonde ca-verne , & qui est entouré comme d’unecouronne. On appelle pythie ou tonneau yla lumière qui fe manifeste fous la formed’un gros tonneau rond qui paroît brû-lant. Il est aisé de s’appercevoir que tousces noms-Ià font de peu d’importance ,& qu’on en peut inventer suivant lesdifférentes formes que prend la lumière ,fans être plus habile pour cela. Muffch.Esiay de Physique.

Ces phénomènes ne paroiffent pas sou-vent dans les pays de l’Èurope qui font unpeu éloignés du pôle septentrional : maisils font à présent fort ordinaires dans lespays du nord. Il est certain, par les obser-vations de MM. Bauman & Celsius , queles aurores boréales fort éclatantes n’a-voient jamais été si fréquentes en Suede ,qu’elles Pont été depuis Pan 1716. On nedoit pourtant pas croire qu’il n’y en aitpoint eu avant ce temps - là , puisqueM. Le'opold a rapporté dans son voyagede Suede , fait en 1707 , qu’il avoit vûune de ces aurores dont la clarté étoitfort grande. Cet auteur , après nous avoirdonné la description de cette lumière ,cite un passage tiré du xij chap. de laDescription de Vancien Groënland parThormodus Torfauis , qui prouve queVaurore boréale étoit alors connue ; &on en trouve même dans cet ouvrageune figure tout - à - fait curieuse. Commece phénomène étoit astèz peu connu &astez rare avant Pan 1716, M. Celsius, ha-bile Astronome, prit alors la résolution del’observer exactement, & de marquer lenombre de fois qu’il paroítroit. Quoiquecet auteur n’ait commencé à faire desobservations qu’après Pan 1716 , il n’apas laissé de trouver que cette lumièreavoit déjà paru 31Ó fois en Suede, &il a fait un livre où ces observations sontrassemblées : on a auísi vu plusieurs foisces fortes d ’ aurores boréales en Angle-

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