Band 
Tome premier.
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E N 4 D I F F ER E N S;' P A Y S. Zy

donnoit, lui repartirent : fi -,tu ' trsyavcivgle ^comment fiais -tu que nous fiommes des excel-lences? Ah! Mefijeigneurs, répondit l’aveuglc,je fiens bien à vos dijcours que vous êtes deschanoines. Je vous ai fait ici par accidentmcntiyn de la famille de Dahlberg, Cela me,fournit l’occalion de rendre hommage au mé-rite singulier d’un. jeune seigneur de cettemaison qui est chanoine de Maycn.ce.f C’est;un seigneur doué de rares qualités : il nepossède pas feulement les connaissances pro-pres à un ecclésiastique , qui ne mènent leplus souvent qu’à des extravagances; mais ilpossède encore éminemment celles qui for-ment un philosophe &, un prince. II a beau-coup voyagé ; & il n’a pas feulement vu lesauberges & les églises , comme font les grandsseigneurs de l’Allemagne catholique ; mais ila vu & examiné tout ce qu’un homme degoût doit considérer. Le feu électeur , „ quiavoit beaucoup de bon sens, le fit gouver-neur de la Thuringe ; & si cela le mêne avecle tems à devenir électeur , ce fera certaine-ment un des meilleurs princes de l’Allemagne.II ne fera pas de moines, mais beaucoup depaïfans & d’artiíans.

Le domestique d’un officier suisse, au

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