58 Voyages
lis guères les poésies épiques ni lyriques desmodernes. Je n’aime dans ces deux genresque les anciens, soit que je k aillé la rime,loir que je trouve dans les langues anciennesune harmonie, une force , & d’autrcs beau-tés que je ne trouve pas dans les modernes.J’ai lu quelques pieces dramatiques qui nem’ont pas satisfait ; mais j’ai relu plusieurs foisavec plaisir les poésies philosophiques de Mr.Huiler. En général il me paroit que dans lesbelles lettres les Allemands jugent mieux qu’ilsn’écrivent : je trouve parmi eux un exemplequi est peut-être unique : plusieurs de leursauteurs ont publié des livres qui contiennentd’excellentes observations fur la langue latine& fur les anciens auteurs classiques ; mais lelatin de ces auteurs est affreux. Mr. Gcittertr yprofesseur de Gottingue, adonné de très bel-les règles pour bien écrire une histoire : ila fait des observations très judicieuses fur Hé-rodote , Thucidide, Tite Eive , Denis d’Ha-licarnasié, Diodore de Sicile & Plutarquc ;mais il écrit lui-même d’une manière biendifférente de celles des historiens, qu’il a sibien étudiés.
Les Allemands , qui font féconds en ou-vrages utiles & solides, ont des livres fur des