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ment groffiers, superstitieux; la morale dt*bas peuple est le bâton : dans les villes, &fur tout à Vienne , les parvenus se distin-guent par un sot orgueil, & beaucoup defadaise, & l’ancienne noblesse par une aima-ble débonnaireté. Les protcstans au contrairefont extrêmement polis ; un peu officieuxmême, grands faiseurs de révérences, cares-sants , sobres & actifs. Quand on lit queles Allemands font de grands buveurs & degrands mangeurs, il faut entendre cela descatholiques. Avant Luther, toute l'Alle-magne étoit yvre d’un bout à I’autre , pourle moins tous les dimanches & toutes les fê-tes ; mais Luther qui ne paroit pas avoir étélui - même trop sobre, a reformé les mœursainsique la religion , dans les pais qui ontsuivi sa doctrine. Dans les pais catholiques,la populace danse & boit à la fureur pres-que dans toutes les auberges : cela se voittrès rarement chez les protcstans. Les évê-ques , les prélats & les autres grands seigneurscatholiques, ne font plus aujourd’hui auffiportés pour le vin qu’ils l’étoient autrefois,mais il y a pourtant tous les jours à leur tableune si grande profusion de mêts & de vins,qu’elle doit choquer toutes les personnes un