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Tome premier.
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IIO

V OYAGES

„ mauvaise humeur m’a fait quitter. Ces,, villes íi remplies de beaux esprits n’ontpas donné la moindre marque de lcns,, commun dans le teins de la seconde guerre„ punique. Elles auroient pu faire la loi à,, leurs ennemis, si elles étoient restées unies,, & le parti où elles í'e iéroient rangées,,, auroit infailliblement trioròphé de Tautre:„ mais d’abord elles se partagèrent routes„ entre les Romains & les Carthaginois :„ ensuite les citoyens de chaque ville lé par-,, tagerent austì entre ces deux peuples cn-,, nemis ; & tandis que les uns favorisaient„ les Romains, les autres vouloient faire,, recevoir chez eux les Carthaginois : ainíi„ elles périrent toutes, les unes après les„ autres, & Syracuse la première , malgré,, tous les estons du grand Archiméde : &,, l’époque de leur plus grande gloire en fait,, de connoissances éblouissantes & agréables,,$ fut celle de leur ruine. Elles tombèrent„ à la fin sous la domination des Romains,„ dont le sage & auguste sénat faisoit alors,, si peu de cas de la philosophie & de l’élo-„ qucnce , qu’il congédia au plutôt l’acade-„ micicn Carnéadcs, le stoïcien Diogène,„ & le peripaléticien Critolaus qui étoient