Voyages
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avoit demandée. Cependant l’aubcrgisie,où cet officier étoit logé, lui accorda ceque les députés lui avoient refusé : il lui dit :Monsieur , comporte^ -vous bien: nalle\ pasengrosser les femmes & les filles de mes conci-toyens , comme a fait votre prédécesseur': nepermettes pus que vos gens trompent des Gri-sons : ordonne\ leur de se contenter des étran-gers qu’ils attirent dans leurs filets, & restesici aussi long-tems que vous vouire\. Lemagistrat de Coire n’osa pas dire un mot àl’aubergiste, qui se mocquoit de l’arrêt desdéputés, pareeque de tout teins, chez lesGrisons, les particuliers & les communautésn’ont obéi aux décrets de la diète & du congrès,qu’autant qu’ils Pont bien voulu : car c’estainsi que l’on se conduit dans tous les gou-vernements démocratiques.
Les recruteurs Prussiens de Tiranno at-trappent quantité d’Italiens que des prêtres,des moines & des femmes leur amènent. Cesgens là sont nécessaires aux recruteurs, par-cequ’ils n’oseroient pas aller eux - mêmes fairedes recrues fur les terres appartenantes à lamaison d’Autriche , à la république de Venise& au prince évêque de Trente. Le lende-main de mpn arrivée à Tiranno les recruteurs