EN DIFFÍRENS PAYS. lZZ
Après cela je me mis en chemin pour Coire :il me fallut passer d’autres montagnes 4 maismoins rudes & moins dangereuses. Cepen-dant étant arrivé fur une de ces montagnes,à un endroit qu'on appelle ff^eisenfieìn , j’yappris, & je le vis moi-même, qu’il y étoittombé deux jours auparavant, une lauvinetout près du cabaret qui est Tunique maisonqu’on trouve dans cet endroit. En exami-nant le lieu d’où la masse de neige s’est déta-chée, j’ai remarqué que la premiere neiges’étoit accrochée aux inégalités d’un talus:celle qui tomba successivement s’y attacha,de même tant qu’il s’en forma une masse énor-me. Le vent impétueux des jours passés,joint à la nouvelle neige qui tomba dans lemême tems, ébranlèrent la masse & en déter-minèrent la chute : elle fe précipita dans unprofond vallon qui est dénué de toute espèced’arbres. Comme les lauvines doivent êtrefréquentes dans cet endroit, je pense quequelques anciennes lauvines auront déracinéles arbres qui devroient naturellement cou-vrir les côtés & le fond de ce vallon.
Quand je fis le premier voyage de la Suis-se & des Grisons, j'allai voir quelques gla-cières des plus considérables qui fe trouvent
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