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s’enrichir, de beaucoup de prairies, afin dspouvoir nourrir une grande quantité de bé-tail qui, dans de pareils endroits, est Tuniquesource de richesses; mais là où il y a unegrande population, il y a naturellement tropde monde qui a besoin de prairies : ce quifait que personne n’en peut avoir en grandequantité. Le pais des Grisons est iì peuplé,qu’en bien des endroits j’ai vu des maisonsdans de très petites plaines fur des monta-gnes au bord des plus affreux précipices. Osta cultivé ces plaines pour y lèmer du seigle,de forge & de l’avoine : mais elles font si é-troites que les parents, quand ils vont quel-que part, attachent leurs enfants à des arbrespar des cordes auffi longues que le permet Té^tendue de terrein, pour empêcher qu’en jouantentre eux, ils ne puissent tomber du haut cobas. Les Grisons fournissent, comme les Suis-ses leurs alliés, des troupes a de différentespuiffances; mais c’est une ressource dont. ilstirent auffi peu d'avantage que les Suisses.Ceux de la basse Engadine ont imaginé unbien meilleur moyen pour faire de Targent.11s vont la plupart dans la Lombardie foireles eaffetiers, les pâtissiers & les bonbon n iers»Ils forment ordinairement une société de plu,-