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lui-ci ne lui donne pas fur le champ une plusgrande somme , le rival l’emporte, & celuiqui a vendu son suffrage, garde l’argent detous les deux. Ces suffrages ne se vendentpas cher: le prix le plus ordinaire est un louisd’or : les seigneurs Criions & Suisses ne fontpas en état de donner beaucoup , parcequ’ilsne font pas riches, dumoins ceux de pais dé-mocratiques. Le commissaire Sprecher passechez lqs Grisons pour un des plus riches par-ticuliers de toute la république, après le com-te Salis de Chavenne : cependant on m’a as-suré que ses revenus ne passent pas les vingtmille livres. Dans d’autres pais un seigneurauroit besoin de toute cette somme pour vi-vre lui-méme, loin de pouvoir employer sonargent à acheter des suffrages; mais les Gri-sons ne connoiffent point le luxe des autrespais. D’aillcurs leurs montagnes les empê-chent de tenir des équipages & de faire biend’autres dépenses que l’on fait dans les paisplats.
Le roi de France & la maison d’Autrichese mêlent ordinairement des affaires des Gri-sons : le premier pour en tirer des troupes,la seconde pareeque ses états confinent detrois côtés avec ceux de la république, outre
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