EN lîIFFÉRENS PAYS. tJÇffont appcllés Çitiadini , imitent l’cxemple desnobles, parce qu’une partie de ces bourgeoisoccupe, & qu’une autre brigue- des placesimportantes dans l’état, comme celles de se-crétaire dans les différents tribunaux ou au-près les Ambassadeurs, & les gouverneurs deprovinces, celles de résidents & autres pa-reilles; une autre partie de cittadins s’appliqueau bareau en qualité d’avocats & de procu-reurs , qui font des professions très - lucrati-ves à Venise. Le travail assidu qu’exigeleur profession, empechc ceux - ci de voirdu monde chez eux, comme la politique enempêche les autres. Ces inconvénients fontréparés à Venise par d’autres commodités quel’on ne trouve pas ailleurs ; les cassés & lesthéâtres y tiennent lieu de maisons í au lieud’aller voir un noble , un cittadin, un avo-cat chez lui on va lui faire visite à son casséou à fa loge au théâtre. Les nobles & lescittadins riches ont aussi des maisons où ilss'affemblent le soir , pour avoir de la sociétéoù l’on joue & où l'on fait tout ce que l’onveut ; Ils appellent ces maisons Cafins : quandon cil un peu connu, on est bientôt intro-duit dans ces câlins. Les femmes vont iciLux cassés comme les hommes; ainsi il fuf-
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