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Tome premier.
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Voyages

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leur dialogue me parut fi agréable , que jene pus prêter assez d’attention aux propos del’autre couple d’amants. Ces Darnes Floren-tines enchantent beaucoup plus par leur lan-gage que par leur beauté. La langue Tosca-ne est admirable pour sa douceur , pour safinesse & pour son énergie ; & les femmes lamanient infiniment mieux que les hommes,& les paysanes mieux que les savants du pre-

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mier ordre.

J’ai lu dans quelque livre, écrit par un"Italien, que les sigisbés ne font pas ordinai-rement des hommes dangereux pour les maris.Cet Italien ne connoît pas si bien la patrie,que les prédicateurs & les confesseurs de sonpa'ís : car quoique le clergé Italien ne soit pasfort difficile fur l’articlc de l’adultère, il nccesse pourtant pas de déclamer contre lesigisbéisme.^Quand on connoît les Italiens &les femmes en général, il faut ctre bien bonpour le persuader qu’un homme qui est pres-que toujours auprès d’une femme, qui laprend au sortir du lit & qui l’y remet, nefaste jamais avec elle, que ce que permetla décence. II est vrai que .le petit peupledTtalie est encore extrêmement jaloux ; &qu’un cordonnier par exemple, un tailleur &

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