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«04 Voyages
à trouver sur les cartes géographiques de l’I-lic, il met très-iérieusemcnt en parallèle lesfardeaux d’un monarque avec ceux d'un Gon-falonier: passe encore s’il avoit fait une pa-reille leçon à un Gonfalonier de Lucques ;mais pour un Gonfalonier de St. Marino ce-r la est trop comique.
. . J’ai vu une lettre que Ganganelli à écrite
0 i à^un milord Anglois, où il prétend justifierla cour de Rome fur la pratique de canoni-ser les saints, par l’extrême circonspectionqu'on apporte j selon lui, dans l’cxamen desmiracles & des vertus du candidat. Je n’ai,, pas vu: la réponse de l’Anglois ; mais je faisbien ce que j’aurois répondu à Ganganelli ,si j’avois été dans la place du milord. Je luiaurois dit qu’un fou qui quitte la société ci-vile & qui lé met par-là hors d’état de fairedu. ( bien à personne, un fou qui se tue pardes veilles & par des jeûnes extraordinaires,iJiff f° u c i ul fouette in gradu heroico , nepeut & ne pourra jamais faire des miracles ;& que par conséquent toutes les précautionsque l’on prend à Rome dans la canonisationdes saints, ne font que de la pouffiere qu’on. jette aux yeux du peuple, & des fourberiespour gagner de J’argent. Si les Sulli, les
Henri