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Tome second.
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V-OY AGES

IL

tacher quelqu’un , soit en qualité de sigisbé,qu’on appelle avili cavalier fervente ou desimple ami, lequel a toujours des prétentions£ur la dame qu’il íèrt, fous quelque titre que,çe soit. II est vrai qu’à présent les femmesd’esprit commencent à se passer de sigisbés,;mais. ce n’est que pour être moins gênéesdans le choix & la variété des hommes qu’elles.veulent, s’attacher : un iìgisbé est encore plusincommode qu’un mari : il vient, prendre ladame au lit~ il boit le chocolat avec elle;il i’aide à faire fa toilette ; il la.conduit à lamesse,;, à la promqnade, aux spectacles. Celadégoûte à la longue une femme d’esprit:elle aime mieux ,que ces fonctions soient rem-,plies tantôt par un homme tantôt par ,,un•autre,« pourvu qu’elle ait toujours 'quel-qu’un. Un étranger qui nc demeure paslong - tems dans un endroit , ne peut pas.entreprendre de faire changer de goût à unedame. qu’il voit,. fans courir le risque d’avoirmille désagréments de la part de. ses galants,qui l’empêcheront alors de jouir de bien d’au-.tres pîaiíirs : pour vaincre ces inconvénients,jl faut faire un assez long .séjour dans le mêmeendroit.

^Indépendamment du climat, il y a bien