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ou moitìs grande, qu'on lui fait payer selonses facultés & l'on état. Cela se pratique non*seulement à Rome ; mais encore dans toutTctat ecclésiastique : cependant on n’exercecette rigueur qu J envers les femmes que leurcondition n’oblige pas de respecter, ou quin’ont pas le bonheur de jouir de la protec-tion de quelqu’officier de là cour ecclésiasti-que. Souvent le prélat qui lance les foudres,est lui-môme le plus grand paillard de fortdiocèse. Dans íe te ms du dernier conclaveoù l'on a fait , comme de coutume, tant desatyres contre les cardinaux, il y avoit unesatyre qui disoit d’un cardinal qui est arche-vêque de. II a sept cents femmes ì
trois cents concubines & toutes les filles duf aïs font à servies . Cependant c'est justementdans son diocèse que cet usage de sévit con-tre la paillardise , est pratiqué avec le plus derigueur. Auffî dit-on en Italie, que poursavoir quel est le péché favori d’un prédica-teur , on n’a qu’à faire attention au péché'contre lequel il déclame le plus.
Les ennemis de Rome appellent cetteville le centre de la superstition catholique :ils ont bien tort : ce qui par-tout ailleurs estune véritable superstition , íi’est ici qu’uneTom. II. C