EN DIFFERENS PAYS. 6z
esset il reste encore deux grandes choses àfaire: l’une est de faire fleurir le commerce,& l’aatre de retrancher au clergé le superfluqu’il possède au «préjudice de l’état & des su-jets. II n’y a pas long-tems que les manufac-tures & le commerce étoient concentrés dansdeux ou trois états de l’Europe ; mais à pré-sent toutes les puissances commencent à fairevaloir les productions de leurs pais, & à pro-curer à leurs sujets le moyen de pouvoir sepasser de celles des pais étrangers , & de l’in-dusirie des autres peuples. Dans cette acti-vité générale les Napolitains continuent à nefaire que des macarons & des cordes de vio-lon , comme ils faisoient il y a quelques sié-cles. Cependant les royaumes de Naples âr,de Sicile font les pais de l’Europe où le com-merce peut s’établir & se conserver le mieux:ils sont situés entre la méditerranée & le gol-fe Adriatique , & abondent en toutes les cho-ses les plus nécessaires à la vie, telles que lebled, l’huile , le vin, la soye , la laine, lesfruits de toute espèce. Le ministère de Na-ples néglige beaucoup trop cet important ar-ticle ; il fait pire, car il soutient les anciensabus & invente mênje de nouvelles entravesqui empêchent rétablissement des fabriquesTom. IL E