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Tome second.
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8o Voyages

à celle que nous font éprouver les jours brû-lants de nos païs.

11 est donc incontestable, à mon avis,qu’il ne faut-pas attribuer la misère des Na-politains & des Siciliens au climat, mais àd’autrcs causes. Les véritables fléaux de cespeuples font le clergé & iur-tout les moines,les barons, les loix Romaines, les curiaux& certaines mauvaises maximes du ministère.

Les moines & le clergé poíì’édent des ter-res & des richesses immenses: en Sicile leclergé a eu en partage, dès l’expulsion desSarrazins , le tiers des biens-fonds. Les his-toriens rapportent que le Comte Roger, aprèsavoir chassé , vers le onzième siécle , les Sar-razins de cette isle , il la partagea en troisparties: if donna la premiere k régisse; lescapitaines & autres officiers de son armée eu-rent la seconde ; & il réserva la troisièmepour lui : après ce partage , le clergé & sur-tout les moines tirent encore de nouvelles ac-quisitions, de sorte qu’il y a à Païenne , àMeffine , à. Catama , à Drapani , à Girgenti& ailleurs des couvents de moines & de re-ligieuses qui ont des richesses prodigieuses.J’ai vu hors de Catania. , un couvent de moi-xjcs Bénédictins d’une si grande magnificence,

que