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Tome second.
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V O Y A G É S

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& vicieux , qui viennent de tous les coinsdu royaume, font les instructeurs ordinairesdes Nobles: les parents ne cherchdnt que desgens qui les servent à bon marché , & s’em-barrassent très-peu des qualités & de la capa-cité de ceux qui doivent former leurs enfants.Je connois des maisons de la premiere no-blesse & des plus riches, qui ne donnent auxprécepteurs de leurs enfants que le logement,un mauvais repas par jour & trente livres parmois, fur lesquels appointements on tâche en-core d’escamoter à ces pauvres prêtres quel-ques messes les jours de fête. La noblesse Na-politaine voyage peu : ces seigneurs font toutau plus un tour à Rome pour avoir l’hon-neur de baiser les mules du pape : la no-blesse Sicilienne voyage plus, & se hazarded’aller plus loin : c’est encore une autre rai-son de ce que les nobles Siciliens font, in-dépendamment d’une éducation un peu meil-leure qu’on leur donne , plus policés que lesNapolitains. Ce défaut d’éducation dans lesnobles fait que l'on trouve chez eux des vi-ces que l'on voir rarement parmi la noblessedes autres pais. Le jeu & les contes font lesseules ressources de leurs sociétés; mais il estdangereux de jouer ici parce que l'on joue