Band 
Tome second.
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EN DXFFER.ENS PAYS. lis

Napolitains. Contre un bel équipage on voit,dans ces promenades des Parisiens, cinquan-te vilains fiacres, où un postillon Napolitainauroit honte de se montrer. Les files conti-nuelles de carrosses qui se suivent presque sansinterruption , des deux côtés de la rue To-ledo & de celle de St. Lucia , présententtous les jours ici, à certaines heures, unspectacle beaucoup plus brillant que ne l’estcelui de la promenade aux Longs - champs ;& il faut bien avoir la rage de se faire voirpour pouvoir essuyer les incommodités decette promenade, qu’une poussière épaisse &continue rend détestable à ceux qui font plusdélicats que frivoles.

Les artisans ont de même leurs jours d’os-tentation, qui sont ceux où chaque quartierfait la procession de la Fête-Dieu : dans cetteprocession les artisans & le reste du bas peu-ple, qui est au-dessus des Lazzarons & au-dessous des gens d’une certaine condition, pa-roissent dans le faste le plus ridicule que j'aiejamais vu. Figurez-vous deux à trois centsHercules au teint couleur de bronze, auxmains noires & calleuses, marchant fur deuxfiles , en habits galonnés & brodés, l'épéeà côté & un bonnet blanc fur la tête : ce