EN DIFFEREN8 PAYS. 14gpetits ouvrages; car les femmes des La\\aro~ni font la feule partie des habitans de Naples,qui travaille. Ajoutez à tout cela , les gensqui subsistent des emplois de la cour & dedifférents tribunaux; le petit nombre de fa*briquants, de négociants & d’artistes, lesartisans , les caffetiers, les aubergistes & lespetits cabaretiers ; & vous voilà au fait desmoyens dont tout le monde subsiste ici.
Les Napolitains font extrêmement rusés ,intrigans & remuants: l’intérêt est leyr Dieu :tout est sacrifié à cette idole : le pere perdses droits fur ses enfants; ceux-ci comptenten vain fur l’amour paternel ; les chaines del’amitié font brisées ; les gênes de la bien-séance levées dès que futilité l’exïge. La vo-lupté n’occupe que la seconde place dans lecœur de ce peuple ; cette malhonnêteté gé-nérale a occasionné ici une méfiance géné-rale : si vous avez une lettre de change lurun négociant de cette ville, celui-ci, au lieude vous compter votre argent , vous donneun billet fur une des banques , qui ne voussert encore de rien , fi vous ne venez à labanque avec un document authentique d’un■notaire du corps de ceux que les officiers dela banque connoisient, qui fasse foi que vous
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