EN DIFïEREN S VAYS. IZI
à une rue un peu étroite, que deux hommesassez bien mis i'e jetteront fur le coureur pourlui enlever l'on flambeau ; mais il fut assezadroit pour leur brûler la figure ; ce qui lesobligea de íe retirer. Un dimanche j'allai àla messe avec une autre dame à une église ,où il y avoit une grande musique & par con-séquent une foule de monde : il falloit mon-ter un escalier ; des domestiques nous précé-do-ient qui faìfoient faire place ; d’autres do?mastiques nous fuivoient; mais nous n’étionspas encore au haut de i'escaiier, que la daniecria miséricorde : elle avoit senti une maind’homme sous ses jupes ; & la foule nous em-pêcha de découvrir le fripon. Ce détordregêne extrêmement les femmes qui n’ont pointde carrosse : la 'plupart de celles-ci font obli-gées de demeurer toute l’annéc à la maison ;& ies maris font forcés de souffrir que desgalants viennent les désennuyer â pendantqu’ils vont eux-mêmes en désennuyer d’au-tres.
Après cela il n’est pas, je crois, néces-saire de m’étendre beaucoup fur la police de„cette ville : n’alïez cependant pas vous ima-giner qu’il n’y en ait point du tout : de»escouades de sbirres jÇont distribuées dans
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